vendredi 12 novembre 2010

Castor & Pollux, l'apologie


Castor et Pollux sont des frères jumeaux, issus de l'union de Léda et de Zeus et de Léda et Tyndare. Léda, mariée à Tyndare, fût séduite par Zeus, lequel s'étant présenté à elle sous le forme d'un cygne. Léda donna naissance à Pollux et Hélène, puis à Castor et Clymemnestre (pauvre fille, en plus d'être ronde, pâle et grincheuse, elle porte un nom imprononçable) : les uns immortels, les autres mortels.
Je vous passe toute la mythologie sur ces « Dioscures », vous pouvez la wikipédier facilement. Ce qui m'intéresse ici , c'est l'explication du choix de cette représentation de la gémellité pour titre de blog. J'ai choisi Castor et Pollux pour plusieurs raisons. La première, c'est le lien direct avec le signe du Gémeaux, mon ascendant (passionnée d'astrologie, décidément, tous les défauts). Un signe qui m'a toujours fasciné par sa dualité et sa force. Un signe qui a toujours été représenté aux moments « clefs » de mon parcours. La raison suivante, est le mythe même de Castor et Pollux, respectivement mortel et immortel et terriblement semblables et complémentaires. C'est tout moi. Dans l'histoire des deux Dioscures, on raconte comment Pollux a renoncé à une partie de son immortalité pour sauver la vie de son frère. Ils passent donc leur temps entre l'Olympe et les enfers. Encore et toujours moi. Enfin, quand on farfouille encore un peu dans l'histoire des deux frangins on découvre aussi leurs différentes facettes. L'un fou, déraisonné et animé par un feu dangereux, l'autre plus calme, a la personnalité d'un guide. Personnalité multiple ? Je connais assez oui. Le choix définitif d'une bannière de blog au nom de Castor et Pollux, est né après avoir découvert le « manifeste » de Rameau et surtout les différentes analyses qui en résultent. En effet, nous sommes en 1737 lorsque l'œuvre de Rameau est présentée et les "académistes", gardiens farouches de la tradition solaire de Lully, s’opposèrent à cette modernité, soutenue par ceux que l’on surnomma les "rameauneurs". Cette querelle était d’un ordre esthétique plus qu’idéologique. Les allusions aux valeurs, aux vertus et même au rite franc-maçon semblent se dessiner dans l’histoire des jumeaux divins. Toute la structure du récit a un caractère initiatique indubitable (descente aux enfers, séjour parmi les morts, renaissance dans un stade supérieur…) des aspects qui ressemblent franchement aux rites initiatiques de la franc-maçonnerie. Tout ce foin, toutes ces analyses, le rejet d'une vague d'idéologie nouvelle et même très avant-gardiste me parle. Sans vouloir paraître imbue de ma personne, je me plais à penser qu'un jour j'écrirai des articles sur ce blog qui seront franchement contestés ou qui remueront mes contemporains (allons-y carrément, une bonne dose d'humilité). Le lien avec la mode ? Presque qu'aucun. Par contre, c'est dans le style général que l'on fait le lien. 


                                                                       Photos de l'Homme

Bon, décider à qui on s'adresse, c'est fait. La présentation, c'est fait aussi. Sur ce, big up !

jeudi 11 novembre 2010

Sweet and soft

Tout en douceur, accompagnée par Sofa Surfers, je remplis un million de paniers imaginaires sur le web. Je me trimballe de ci de là. Quand commence à chanter Vampire Weekend,j'arrive sur Asos.



 
Cape Cod Kwassa Kwassa - Vampire Weekend


Premiers coups de foudre sur ces robes-tuniques avec un peu de nude, un peu de transparent, une forme qui n'en est pas vraiment une. Faut que je sorte de là, mon panier imaginaire atteint un nombre à 3 chiffres. Terrifiant. Je me décide et ouvre LE bookmark qui promet des heures perdues.
Etsy. Le paradis.
J'y vais très (trop?) régulièrement, le site est user friendly et la sélection des produits est inépuisable d'inspiration pour quelqu'un comme moi qui passe son temps à chercher quelque chose. Coline s'est déjà attelée à créer « un petit Etsy illustré » je ne vais donc pas le refaire mais vous envoyer fissa chez elle pour savoir comment ça marche. Voici quelques bijoux de ma sélection matinale.C'est tout en douceur, devant l'écran de mon Sony Vaio Rose tendre, que je quitte le continent pour le désert du Nevada. La créatrice, c'est Leora pour la marque Gather. Après quelques recherches sur la marque, je me suis rendue compte qu'il y avait eu un post il y a peu sur Urban outfitters. Qu'à cela ne tienne, ça lui fera de la pub en plus. Je suis tombée en amour sur les boucles plumes hyper énormes couleur corbeaux irisé. Le collier, c'est le Nevada y a pas de doute, le soleil, le désert, le sable et les couleurs (jusque dans la chaîne cuivrée). 


Toujours en douceur, et toujours sur Etsy, j'ai trouvé ce petit sac en « morceaux » de cuir. Il est gris, il a l'air d'avoir été ramassé sur le bord de la route pour ensuite se faire brouter par un yak malade. Je l'adore. Le t-shirt tye-die rose poudré, c'est juste un post-it que je colle ici pour ne pas le perdre . Il me donne l'idée de recommencer à jouer à Dexter M. Avec mes vieux t-shirts.



Big up
 

mercredi 10 novembre 2010

November issue




                                                                         Photo Nikita clothing
Commencer à blogger dans le vide était déjà un effort en soi. J'avoue avoir chaque fois une petite appréhension lorsque je me connecte, peur de trouver le premier commentaire d'un quidam qui se serai perdu par ici. J'ai lu quelque part que, pour bien commencer un blog, il fallait définir l'objectif et savoir à qui on souhaite s'adresser. A vrai dire, dans cet univers numérique transfiguré par l’actualité instantanée et les réseaux sociaux, on parle beaucoup de soi mais on se demande rarement à qui on parle. Nous vivons dans un monde moderne bien narcissique ne nous le cachons pas. Lorsque j'étais ado, j'écrivais un journal et il est venu un moment où je me suis demandé à qui je parlais. Effectivement, je me rendais compte que, page après page, je donnais des conseils, me justifiais et argumentais. Or le sens même du nom « journal intime » en dit long sur le but de le garder pour soi. Essayons donc de définir le public cible puisque le blog a pour but d'être diffusé. Voici une liste non exhaustive des gens que je suis susceptible d'intéresser.

° Les apprenties fashionnistas, comme moi.
° Les curieux(ses) en recherche de nouvelles inspirations,
° Les distributeurs de créateurs (concept-store, boutiques),
° Les potes/ennemis simplement curieux de compter les fautes et les erreurs de ponctuation.

Je risque donc d'ennuyer profondément
° Les geek/nerd* passionnés du web 2.0,
° Les grands défenseurs de la nature et les végétariens,
° Les Fashionistas du stade 3 (stade Cherry Blossom girl, fashion toast, Pandora...),
° Les ratons laveurs.

Vous l'aurez compris ce blog parlera principalement de mode, de réflexions sur le style et plus si affinités. Peut-être parlera-t-il un peu de Liège. Il sera en tout cas un espace assez personnel, narcissique et terriblement futile (quelle bulle d'air!). J'ai choisi la date de diffusion au 10.11.10 à défaut d'avoir été prête le 10.10.10 pour apporter les réponses à la vie, l'univers le reste (finalement en commençant un post sur le binaire j'élargirai peut-être mon lectorat*) et puis parce qu'il faut bien s'y mettre un jour ou un autre. ça me laissera le temps de me préparer aux critiques ou au manque de critique.
En attendant je vous salue bien bas et me réjouis de commencer l'aventure.

Big Up

mardi 9 novembre 2010

Diamonds are the girl's best friends


Je vous ai menti. Oui je sais, on avait si bien démarré vous et moi, mais j'ai voulu faire durer comprenez vous ? Garder au chaud un sujet pour la suite, tout ça. Mea culpa, je rectifie le tir.


Je vous ai parlé, il y a peu, de mon désir de posséder un bijou qui me suivrait partout. Une pièce rare avec une histoire tout autour qui me ferai chaud à l'âme et un souvenir à raconter les yeux plein de larmes. Bien. En réalité j'ai reçu ce bijou fin septembre après 28 ans d'attente. Une bague d'engagement (comme on dit), offerte par l'homme sous le soleil des caraïbes. Un présent magnifique qui a clôturé une journée en mon honneur qui comprenait (entre autre) une danse en compagnie d'une tortue marine pas farouche à – 25 mètres de profond. Une bague de fiançailles mal choisie est peut être une cause de rupture. J'aimerai d'ailleurs récolter un jour, les témoignages de femmes ayant vécu cette situation horrible. Ce retrouver face à un caillou qui vous regarde dans le blanc des yeux et vous donne le sentiment d'être totalement incomprise, qu'on ne vous connait pas. Certaines courageuses, lâches ou prudentes, choisissent elles même le bijou qui va les accompagner pour la vie. Je fais partie de celles qui trouvent que c'est un joli test à faire passer à votre moitié.
Hallelujah, il a choisi un modèle qui rassemble exactement toutes les facettes de ma personnalité. Elle est rock'n'roll, elle est pratique (pas de grosse pierre qui s'accroche dans les cheveux et vous démoli une paire de bas 15 deniers à 30€), elle est précieuse (argent, or et diamants à foison) et elle est unique ! Bravo Homme de ma vie, je pense que je pleurais encore plus de voir qu'il avait si bien choisi. Il a fait ça seul, a pris des risques. Il n'a pas appelé les filles, ni sa sœur ni même sa maman à la rescousse. En plus d'être un observateur de talent, je le vois aussi comme un aventurier sexy prêt à relever tous les défis.
Alors, pour vous en dire un peu plus sur l'objet, elle est la création du joaillier Bruno David à Liège. Mais je me dois de remercier également la bijoutière du Coloris (une autre magnifique bijouterie à Liège) qui a pris le temps d'écouter L'homme, lui dire que « non elle n'aimera pas un solitaire classique », « Vous n'auriez pas une bague précieuse mais rock'n'roll? ». J'ose à peine imaginer la scène. Cette brave joaillière face à mon Indiana Jones d'homme à la recherche de la pièce unique. Elle l'a magnifiquement aiguillé, avec le sourire, vers un concurrent. Pour cela je l'en remercierai très bientôt en allant m'offrir un bijou de sa sélection ! (non non vraiment, elle le mérite je trouve). 





Bien évidement, je n'ai pas encore de photo de bonne qualité de la pièce. Je vais vous laisser plisser les yeux et utiliser toute votre imagination pour en découvrir la splendeur. Jusqu'à ce que l'homme et moi nous mettions au diapason quant à la direction artistique des supports photographiques du blog. Voici un modèle différent, mais ayant le même genre de proportions, créé par Bruno David. La mienne est en argent brossé (comme l'or sur celle ci) avec un rectangle en or qui accueille 5 brillants (pour les 5 années passées ensembles). 


samedi 6 novembre 2010

Beauté alternative

                                                 Photo by Lexarexa, Suicide girls

A quel moment la femme a cessé d'être la caricature d'Audrey Hepburn et surtout pourquoi? Nous découvrons depuis les années 80, qu'une femme peut se trouver très séduisante en étant habillée en homme, percée ou tatouée (parfois même beaucoup trop des deux). C'est même, à ses yeux à elle, tout aussi séduisant que la posture et le maintient si important à une époque lointaine. Allons bon, ce qui rend(ait) une femme attirante se caractérise par une proportion parfaite entre taille fine et hanches plus larges. Poitrine opulente et longueur des cheveux. Aujourd'hui il existe toutes ces beautés alternatives, des femmes à la chevelure tailladée et parfois très courte, la peau recouverte de multiples tatouages à des endroits bien précis, un piercing sous la lèvre ou relevant l'arcade sourcilière. Elles n'ont pas de seins, se tiennent comme des mecs et mettent les pieds sur la table. Elles sont très attirantes et même très demandées dans le domaine de la création pour des shooting. Ce qui démontre un besoin de toucher un public assez large. La proportion qu'a prit le site des «Suicide Girls» est exponentielle ces trois dernières années et l'émergence de sites tel que «Neonihilist» prouve que la demande pour des femmes rebelles et  marquées, vulgaires diront certains (je n'en suis pas, je suis fascinée), est très forte. Le beauté est donc rien d'autre qu'une question de message (encore et toujours). Audrey Hepburn, sa posture élégante, son cou, son port de tête, son regard, tout en elle disait « j'ai confiance en moi, je suis une femme forte et je le sais ». Par le tatouage, le port de la cravate, le crâne rasé ou les milliers d'autres techniques de fortes transformations, la femme du 21° Siècle fait passer le même message autour d'elle en l'upgradant dans le soucis de montrer que sa place si difficilement gagnée dans notre société, elle la défendra bec et ongles.
« Je très suis sexy, je suis même plutôt belle mais JE décide si tu peux approcher; je peux être dangereuse, je n'ai pas peur et je fais mes propres choix ». Moi ça m'électrise ce genre de constatations, je suis une grande observatrice et un détail peut me faire chavirer. C'est passionnant de voir à quel point la beauté d'une personne peut-être subjective mais appréciée de la même manière si on déchiffre le message dans l'attitude, la démarche ou les milliers d'autres caractérisations. C'est l'évolution et l'histoire toute entière que l'on peut retrouver dans l'observation des détails. Les choix vestimentaires ne sont plus uniquement issus du conditionnement provoqué par l'industrie de la mode, elles sont aussi le résultat d'une époque contestataire.

                                                   Photo de Roxana, Neonihilist




vendredi 5 novembre 2010

Tie-dye is not dead


Mais siiii, vous connaissez tous cette technique datant, si je ne m'abuse, des sixties. Elle consiste à teindre le tissu de manière hasardeuse en y faisant des nœuds afin d'obtenir des taches plus ou moins grandes et plus ou moins flashy. Bien. On fait un petit revival tie-dye pour le moment et j'avoue, au vu de ma nature hippie, que je craque. Je possède déjà une longue robe achetée sur un marché en Inde mais un peu trop « colorful » donc pas évidente à porter (excepté pendant la fullmoon party sur la plage de kho-pipi). Tout en wilfant sévère afin de dégoter une énième paire de botte noire de grand créateur à moins de 50€, j'ai découvert une créatrice qui gère assez bien la technique du tie-dye pour la porter de manière plus classique. « Scout & Catalogue » est né dans la culture bohémienne de Mexico, les pièces vous rappelleront un après midi sur une plage secrète du Mexique (pour ceux qui..), le baiser du soleil sur la peau et les longues siestes avec les cheveux emmêlés par l'embrun. Moi j'ai vraiment trouvé que ces pièces pouvaient être parachutées en ville sans soucis. Par exemple avec un slim noir bien délavé et une veste en cuir. Un coup de cœur qui ma bien projeté en vacances alors qu'ici il fait noir à 17H et la pluie ponctue les journée de jeux de société/canap'/télé/ et pâtes bolo. 


mercredi 3 novembre 2010

Fall/winter, la seconde raffle



C'est le moment où tous les magazines nous expliquent quelle sera « La » tendance ! Alors en avant! En septembre, nous faisons toutes les acquisitions improbables de la dite tendance ; veste en fourrure zébrée qui ne va avec presque rien et sans poches (bin voyons), escarpins à bouts pointus minuscules et très ouverts, sans oublier le slim en simili rouge et la chapska king size. Enfin, quand arrive octobre, on passe aux choses sérieuses en recherchant ce que nous allons bien porter au quotidien. Ce dont nous avons réellement besoin. Pour moi c'est le moment d'acquérir plusieurs choses indispensables afin de ne pas 1) mourir de froid. 2) devoir changer toute ma garde robe 3) pouvoir aller travailler sans me tuer les pieds et le dos. C'est alors qu'armée de ma liste identique d'année en année (j'adore les listes, elle aussi d'ailleurs, mais vous verrez), je m'en vais à la conquête d'une paire de chaussures noires et sans talons de bonne facture, une veste noire basique mais sous laquelle je peux glisser un énoooorme gilet informe (et croyez moi j'ai de très belles pièces dans le genre informe) et une bonne écharpe. L'année dernière je me suis offert une paire de bottes de moto de la marque kickers, une écharpe XXL en laine mélangée et une veste en cuir cloutée (Balmain oblige). Cette année avec ma chevelure de fou, je me suis tournée vers une étole en fausse fourrure d'une créatrice Liégeoise extra « C. », des bottines noires toutes simples (C&A) et une veste « Les cakes de Bertrand », (dans le dos, un Léopard à lunettes en strass, pas le cabot de la photo), veste aujourd'hui encore plus classe puisqu'elle est empreinte d'urine de tigre (véridique! Faudra que je développe ça). C'est mon uniforme de l'hiver, celui que je vais enfiler sans douter le matin, celui qui me tiendra chaud de partout et qui laissera passer le bon message (NDLR : j'y tiens oui). Utilisable dans plusieurs situations telles que le verre avec les potes, la balade en forêt avec moufflet et le trajet maison-boulot-crèche-maison. 


Liste des achats "tendance":

-bottines compensées et plateau en velours (talon: 11cm)
-Top manches transparentes (gla gla gla)
-Short en cuir trop assez court..(l'homme préfère encore les cheveux lagon, c'est pour donner une échelle)

Big up and Grrrrr